Les enseignements  ainsi que les soirées du Cercle sont accessibles aux inscrits de l'année en cours

 

Inscriptions 2023

 

les bulletins d'inscription aux enseignements  2023  sont en ligne

Agenda Janvier - Mars 2023

 

 

14 janvier : Antenne Clinique Brest

14 janvier : Introduction Brest

21 janvier : Question d'Ecole - ECF

3 février : Clinique Psychanalytique avec les enfants : Châteaulin
 

 11 mars Antenne Clinique Quimper

11 mars introduction à la Psychanalyse Quimper

 18 mars : Institut de l'enfant - Issy les moulineaux

les informations détaillées sont consultables sur l'onglet

AGENDA ( actualisation en cours)

 

 

 

 

 

 

 

 

SESSION 2023

 

Comment s'orienter dans la clinique aujourd'hui:

 

Qu'est ce que l'inconscient?

 


Antenne 2023

Antenne  clinique brochure 2023

 

L'Uforca Brest Quimper a obtenu la certification Qualité au titre des "Actions de Formation"

Logoqualiopi marianne 150dpi 31

 

Sophie Gayard "Comment lit-on un symptôme en psychanalyse?" 2021

Question d'école 2023

souvenir des  J52 !

 

L’institution, un lieu, un lien.

Être ce qu’on dit de nous ?

Réflexions autour de la question du diagnostic par Armelle Guivarch, psychiatre, psychanalyste

à lire ici 

3 textes pour les institutions j52 

  

Pour lire et interpréter les discours qui traversent la société. rendez-vous sur Lacan Web television

 

Tv

Lacan Web Télévision 

et prochainement sur Miller Web Télévision

 

Texte de fondation

JamPrologue de Guitrancourt

 

Nulle part au monde il n’y a de diplôme de psychanalyste. Et non pas par hasard, ou par inadvertance, mais pour des raisons qui tiennent à l’essence de ce qu’est la psychanalyse.

On ne voit pas ce que serait l’épreuve de capacité qui déciderait du psychanalyste, alors que l’exercice de la psychanalyse est d’ordre privé, réservé à la confidence que fait le patient à un analyste du plus intime de sa cogitation.

Admettons que l’analyse y réponde par une opération, qui est l’interprétation, et qui porte sur ce que l’on appelle l’inconscient. Cette opération ne pourrait-elle faire la matière de l’épreuve ? - D’autant que l’interprétation n’est pas l’apanage de la psychanalyse, que toute critique des textes, des documents, des inscriptions, l’emploie aussi bien. Mais l’inconscient freudien n’est constitué que dans la relation de parole que j’ai dite, ne peut être homologué en dehors d’elle, et l’interprétation psychanalytique n’est pas probante en elle-même, mais par les effets, imprévisibles, qu’elle suscite chez celui qui la reçoit, et dans le cadre de cette relation même. On n’en sort pas.

Il en résulte que c’est l’analysant qui, seul, devrait être reçu pour attester la capacité de l’analyste, si son témoignage n’était faussé par l’effet de transfert, qui s’installe aisément d’emblée. Cela fait déjà voir que le seul témoignage recevable, le seul à donner quelque assurance concernant le travail qui s’est fait, serait celui d’un analysant après transfert, mais qui voudrait encore servir la cause de la psychanalyse.

Ce que je désigne là comme le témoignage de l’analysant est le nucleus de l’enseignement de la psychanalyse, pour autant que celui-ci réponde à la question de savoir ce qui peut se transmettre au public d’une expérience essentiellement privée.

Ce témoignage, Jacques Lacan l’a établi, sous le nom de la passe (1967) ; à cet enseignement, il a donné son idéal, le mathème (1974). De l’une à l’autre, il y a toute une gradation ; le témoignage de la passe, encore tout grevé de la particularité du sujet, est confiné à un cercle restreint, interne au groupe analytique ; l’enseignement du mathème, qui doit être démonstratif, est pour tous - et c’est là que la psychanalyse rencontre l’Université. L’expérience se poursuit en France depuis quatorze ans ; elle s’est déjà fait connaître en Belgique par le Champ freudien ; elle prendra dès janvier prochain la forme de la « Section clinique ». 

Il me faut dire clairement ce que cet enseignement est, et ce qu’il n’est pas.

Il est universitaire ; il est systématique et gradué ; il est dispensé par des responsables qualifiés ; il est sanctionné par des diplômes. Il n’est pas habilitant quant à l’exercice de la psychanalyse. L’impératif formulé par Freud qu’un analyste soit analysé, a été non seulement confirmé par Lacan, mais radicalisé par la thèse selon laquelle une analyse n’a pas d’autre fin que la production d’un analyste. La transgression de cette éthique se paie cher et à tous les coups, du côté de celui qui la commet.

Que ce soit à Paris, à Bruxelles ou à Barcelone, que ses modalités soient étatiques ou privées, il est d’orientation lacanienne. Ceux qui le reçoivent sont définis comme des participants : ce terme est préféré à celui d’étudiant, pour souligner le haut degré d’initiative qui leur est donné - le travail à fournir ne leur sera pas extorqué : il dépend d’eux ; il sera guidé, et évalué.

Il n’y a pas de paradoxe à poser que les exigences les plus strictes portent sur ceux qui s’essaient à une fonction enseignante dans le Champ freudien sans précédent dans son genre : puisque le savoir, s’il prend son autorité de sa cohérence, ne trouve sa vérité que dans l’inconscient, c’est-à-dire d’un savoir où il n’y a personne pour dire « je sais », ce qui se traduit par ceci, qu’on ne dispense un enseignement qu’à condition de le soutenir d’une élaboration inédite, si modeste soit-elle. Il commence par la partie clinique de cet enseignement.

La clinique n’est pas une science, c’est-à-dire un savoir qui se démontre ; c’est un savoir empirique, inséparable de l’histoire des idées. En l’enseignant, nous ne faisons pas que suppléer aux défaillances d’une psychiatrie à qui le progrès de la chimie fait souvent négliger son trésor classique ; nous y introduisons aussi un élément de certitude (le mathème de l’hystérie).

Les présentations cliniques viendront demain étoffer cet enseignement. Conformément à ce qui fut jadis sous la direction de Lacan, nous procéderons pas à pas.

Jacques-Alain Miller 15 août 1988

découvrez les nouveautés  en librairie

 

 et rendez-vous sur ECF-ECHOPPE

 

 


Lacan redivivus 1ere couv

 

 

 


 

 

 

 

La thèse neurobiologique : l’être humain est un cerveau, le cerveau est une machine à traiter de l’information. Logeant toute causalité dans le cerveau, cette thèse réduit l’être parlant au silence d’un organe.

Aujourd’hui hégémonique, cette thèse prétend s’imposer à toute conception humaine et sociale, à la psychanalyse et à tous ceux qui y puisent une orientation, elle légitime la mise sous tutelle administrative des pratiques de la parole, elle postule le tout neuro.

À l’endroit de cette idéologie, notre opuscule livre un combat épisté-mologique, concept contre concept. Car la psychanalyse, elle, fait valoir l’énon-ciation du sujet : celui-ci dit ce qui cause son tourment, le réel de son symptôme, qui emporte désir, amour et jouissance.

Hervé Castanet

Professeur des universités, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association mondiale de psychanalyse, il est psychanalyste à Marseille et a publié une trentaine de livres, dont Homoanalysants et Quand le corps se défait (Navarin / Le Champ freudien, 2013 & 2017).8

En vente sur ECF echoppe dès le 8 octobre 2022

Date de dernière mise à jour : 27/01/2023