Soirées du CERCLE

Les Soirées du CERCLE sont organisées comme son nom l'indique par les membres du Centre d’Études et de Recherche en Clinique Lacanienne. Il est composé des enseignants de l’Antenne Clinique et des étudiants avancés qui ont demandé à en faire partie.

Elles sont ouvertes à tous : participants à l'antenne clinique, à l'introduction mais aussi toutes personnes n'étant pas inscrites mais souhaitant élaborer à plusieurs sur les thèmes proposés.

Cette année, le travail présenté et discuté lors de ces soirées aura pour thème :

"Le pousse-à-la-femme

ou

la féminisation dans la clinique contemporaine des psychoses"

Cette question a été posée par une controverse soulevée en mai 2017 lors de la dernière journée UFORCA, à propos d’un cas clinique.

Cette expression de Lacan renvoie à son commentaire des Mémoires du Président Schreber, cas de Freud qu’il commente lors de son séminaire sur les psychoses en 1955-56, et au texte qui en constitue l’élaboration, « D’une Question préliminaire à tout traitement possible de la psychose ».

Du fait de la forclusion du nom-du-père, Schreber ne dispose pas de la signification phallique. Ce qui se présente à l’orée de son effondrement psychotique (« Qu’il serait beau d’être une femme en train de subir l’accouplement ») est une ébauche de réponse à cette absence, mais elle échoue. Il lui faut, pour se stabiliser, le long détour de l’élaboration de sa métaphore délirante : être la femme de Dieu pour donner naissance dans un futur lointain à une humanité nouvelle, délire soutenu par une pratique de « jouissance transsexualiste », déguisé en femme devant un miroir.

C’est en 1973, dans « L’Etourdit », que Lacan emploie pour la première fois le syntagme « pousse-à-la-femme » à propos du Président Schreber, en le rapportant aux formules de la sexuation (1).

Cette expression ne renvoie pas à la solution trouvée par Schreber, mais au défaut qui, dans la structure, l’appelle.

Elle est souvent reprise dans notre littérature, et elle pose de multiples questions : le pousse-à-la-femme, fondé dans la structure, est-il une conséquence générale pour toute psychose ? Quelles sont les solutions que le sujet psychotique élabore pour y faire face, quelles en sont les manifestations cliniques ? Est-il présent côté femme, et sous quelle forme ? Etc.

Références bibliographiques :

(1) Lacan J., " L’Etourdit" (1973), Autres écrits, Seuil, 2001, p. 466.

«Question préliminaire à tout traitement possible de la psychose», Écrits, Seuil, 1966, rédigé en décembre 57- janvier 58, p. 531-584 (spécialement les pages 564 à 567);

Elles débuteront dès septembre 2017.

Dates : 2017 : 27/9, 18/10, 22/11, 20/12 ;  

            2018 : 24/1, 21/2, 28/3, 18/4, 16/5,  27/6, 26/9, 24/10, 28/11, 19/12.

 

Lieu : les Océanides, EPSM Gourmelen, à Quimper (face au CMPI).

Pour tout renseignement, s’adresser à Marcel Eydoux, tel. 02 98 90 16 05,
e-mail marcel.eydoux@wanadoo.fr .