Soirées du CERCLE

Les Soirées du CERCLE sont organisées comme son nom l'indique par les membres du Centre d’Études et de Recherche en Clinique Lacanienne. Il est composé des enseignants de l’Antenne Clinique et des étudiants avancés qui ont demandé à en faire partie.

Elles sont ouvertes à tous : participants à l'antenne clinique, à l'introduction mais aussi toutes personnes n'étant pas inscrites mais souhaitant élaborer à plusieurs sur les thèmes proposés.

Cette année 2018-2019, nous travaillerons sur

« La parole et le corps »

 

thème choisi par l’UFORCA pour sa journée annuelle 2019.

 

C‘est à partir des écrits de Joyce que Lacan dans son dernier enseignement, fait émerger un néologisme dont il prophétise qu’il « va remplacer l’inconscient » : le parlêtre. Simultanément, il introduit la notion de sinthome, ouvrant la voie à une clinique psychanalytique nouvelle.

Si le symptôme de l’inconscient est effet de sens, métaphore, le sinthome du parlêtre est émergence de jouissance et événement de corps. « Le corps, le parlêtre ne l’est pas, il l’a ». Mais ce corps est affecté d’un parasite qu’est le langage, qui ne va cesser en le mordant et le découpant d’en mortifier la jouissance. Ce langage, qui, par la cisaille signifiante va rejeter les organes hors-corps, nécessitant du sujet un travail de réintégration de ceux-ci autant que faire se peut. « L’organisme et toutes ses fonctions sont primordialement marqués au fer par la grille brulante du langage ». Première manifestation du signifiant, d’avant le langage et le lien à l’Autre, lalangue produit le premier traumatisme.

C’est à un corps tant imaginaire que symbolique que le sujet a affaire, le réel venant « complexer » ces deux registres. Ce « corps parlant » doit alors composer avec deux jouissances, celle de la parole qui le mènera à « l’escabeau », nom donné par Lacan à la sublimation, et celle du corps qui soutient le sinthome.

« Le langage cause de la maladie, peut en constituer aussi le traitement ». Les travaux du Cercle chercheront par des lectures de textes théoriques et de travaux cliniques à appréhender ces points pour préparer la journée Uforca du 15 juin 2019.

La soirée programmée au mois de juin 2019 sera consacrée à un retour sur les travaux présentés à cette occasion.

Ces soirées, qui se tiendront un mercredi par mois, ouvertes à tous, débuteront dès septembre 2018.

Dates des rencontres pour 2019 : 23 janvier, 27 février, 27 mars, 24 avril, 22 mai, 26 juin.

Lieu : les Océanides, EPSM Gourmelen, à Quimper (face au CMPI).

Pour tout renseignement, s’adresser à Marcel Eydoux :

Tél. 02 98 90 16 05

Email marcel.eydoux@wanadoo.fr

Psychanalyse & Musique

 

Nous avons consacré une soirée du Cercle à commenter la phrase suivante de Jacques-Alain Miller, dans « L’Inconscient et le corps parlant » :

"Joyce a fait du symptôme même, en tant que hors sens, en tant qu'inintelligible, l'escabeau de son art. Il a créé une littérature dont la jouissance est aussi opaque que celle du symptôme, et qui n'en demeure pas moins un objet d'art, élevé sur l'escabeau à la dignité de la Chose. On peut se demander si la musique, la peinture, les beaux-arts ont eu leur Joyce. Peut-être que ce qui correspond à Joyce dans le registre de la musique, c'est la composition atonale, inaugurée par Schoenberg…"

Deux musiciens (et enseignants de musique) ont bien voulu faire un exposé sur cette question, et rédiger un document de travail qui permet de répondre (partiellement) à ces questions et de donner des éléments solides pour l'approfondir.

Marcel Eydoux

Psychanalyse et Musique : Questions et réflexions autour de Joyce, Schoenberg & John CagePsychanalyse et Musique : Questions et réflexions autour de Joyce, Schoenberg & John Cage