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Comment lit-on le symptôme en psychanalyse ?

Tout être humain pâtit d’un trou dans l’univers des discours avec lesquels il se constitue un monde. En effet ceux-ci échouent à dire son être, et en particulier ce qu’il est pour le sexuel. C’est en ce point, livré à la contingence d’une rencontre qui pour chacun fait trauma, que se constitue le symptôme propre à chaque être parlant. Nul n’y échappe.

Le symptôme est d’abord une formation de l’inconscient, et en cela déchiffrable par la parole en analyse. Mais quelque chose insiste au-delà du sens : Il y a de l’incurable. Freud l’a appelé « réaction thérapeutique négative ». Considérant ces restes symptomatiques, Lacan généralise les formules de la sexuation à tout parlêtre et découvre une jouissance qui échappe aux signifiants et au sens. Lire un symptôme1 n’est pas le nourrir d’interprétations et de sens, mais lire au-delà du sens ce qui itère : une lettre propre à chacun.

Même si « la clinique ancienne est conservée dans la nouvelle »2, le dernier enseignement de Lacan ainsi que le Cours d’orientation lacanienne de J.-A. Miller nous engagent à nous orienter sur le nouage des trois registres : Réel, Symbolique et Imaginaire, pour savoir y faire dans la clinique et la pratique.

 

 

Enseignement :

Deborah Allio, Marie-Hélène Blancard, Christine Chanudet, Gérard Dudognon, Pierrick Forlodou, Armelle Guivarch, Laurence Metz, Jacques Michel, Maryvonne Michel, Christine Rannou, Sébastien Rose, Daniel Voirin

 

1 J.-A. Miller. Présentation du Congrès de la NLS de 2012 à Tel Aviv. Mental 26, pp. 49-60

2 J.-A. Miller. Cours d’orientation lacanienne. Cours du 12 novembre 2008

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