1. antenne clinique

S'orienter dans la clinique aujourd'hui : Qu'est-ce que l'inconcient

S’ORIENTER DANS LA CLINIQUE AUJOURD’HUI Qu’est-ce que l’inconscient ?

 

L’hypothèse freudienne de l’inconscient comme texte dont on pourrait avec la levée du refoulement retrouver la partie censurée, supposait le Nom-du-Père et la prééminence du symbolique, même si l’ombilic du rêve, trou ininterprétable, en limitait la portée en faisant point de réel.

Lacan, dans son premier enseignement, renouvelle ce point de vue : « l’inconscient est structuré comme un langage » ; l’histoire du sujet est marquée par les manques ou les mensonges du refoulement ; mais la vérité, écrite ailleurs dans l’inconscient, peut être retrouvée dans la cure. Dans cette perspective, le Nom-du-Père impose ses lois structurales aux éléments imaginaires inarticulés, vocabulaire d’images, pour écrire un langage qui s’ordonne en discours dans l’analyse – c’est l’inconscient transférentiel.

Mais dans un second temps, il souligne que cet inconscient transférentiel est un savoir, une vérité menteuse, tramée de signifiants qui peuvent signifier n’importe quoi. La jouissance s’interprète alors en termes de signifiants, se chiffre, et ce chiffrage, est sans fin. À la fin de son enseignement, il opposera à cet inconscient transférentiel, « élucubration de savoir sur le réel »1 , l’inconscient réel en tant qu’écriture, dont l’accès reste conditionné par l’inconscient transférentiel. De ce point de vue, le Père, « on peut s’en passer à condition de s’en servir »2 .

Dès lors il déploie une nouvelle écriture où les rapports entre réel, symbolique et imaginaire s’articulent à partir des nœuds (borroméens ou non), seule façon possible d’articuler leurs rapports. Il oppose le sinthome comme jouissance propre à chaque Un, à l’inconscient qui dans un second temps se noue à lui, nécessaire passage pour interpréter et cerner cette singularité.

Lors des conférences, des cours et des lectures de textes nous suivrons ces différents temps de l’enseignement de Freud et de Lacan sur l’inconscient, à la suite du travail commencé cette année avec la lecture de « Position de l’inconscient » .

Les textes à lire seront choisis et communiqués aux participants au cours du dernier trimestre de cette année.

Cartels d’enseignement :

Laetitia Billant-Bourdet, Christine Chanudet, Gérard Dudognon, Pierrick Forlodou, Armelle Guivarch, Annie Kerloch, Jacques Michel, Laurence Metz, Maryvonne Michel, Christine Rannou, Daniel Voirin, Sébastien Rose

 

 

1- Miller J.-A., cours d’Orientation lacanienne, « Le Tout Dernier Lacan », 29 novembre 2006, Inédit.

2- Lacan Jacques. Séminaire XXIII, le sinthome, Seuil, 2005, p. 136.

3- Lacan Jacques. « Position de l’inconscient », Ecrits, 1966, Seuil, p. 829-850.

conversations avec un patient

CONVERSATIONS AVEC UN PATIENT

 

Ces conversations se déroulent entre un psychanalyste et un patient d’un Hôpital Psychiatrique.

La présentation clinique, ou conversation avec un patient au sens où nous l’entendons, diffère radicalement de ce qui s’est appelé « présentation de malade » dans la tradition psychiatrique. Loin qu’il s’agisse de faire la preuve de l’efficace d’un savoir à l’occasion de son application ponctuelle à un cas (ou de la pertinence de son application par un maître), elle se veut rencontre d’un sujet avec un analyste, soutenue par une éthique du bien-dire où le sujet pourra trouver, autant que possible, une occasion de remettre en question sa position subjective et l’équipe soignante, une possibilité de conforter ou de reconsidérer son abord thérapeutique.

Cette conversation nous enseigne, non comme application d’un savoir convenu, mais au contraire comme sa mise en question à chaque fois renouvelée par la singularité du cas. Elle implique une forme de transfert, certes différent de celui d’une cure analytique, mais qui peut néanmoins s’inscrire dans la durée et avoir des conséquences subjectives à long terme.

Sa temporalité est celle d’un moment subjectif qui vient s’inscrire dans une histoire, et parfois y faire date pour le sujet qui s’y prête comme pour ses auditeurs (même si c’est de surcroît).

 

Exposés sur les enseignements des conversations avec un patient

Ces exposés se feront avant chaque présentation clinique à Brest, Quimper, Caudan et Morlaix le samedi matin de 9h à 10h.

Comment se départir d’une clinique qui serait simple monstration d’un savoir résorbant le particulier du cas dans l’universel des catégories, plaçant l’assistance dans une position de voyeur passif ? Les réflexions sur les présentations cliniques visent à faire produire à chacun un bout de savoir, si ténu soit-il, issu de sa rencontre avec un patient lors d’une présentation. Il s’agit d’y faire état d’une construction issue de cette rencontre. >>>

Chaque participant devra donc présenter un court texte (7000 caractères maximum) à propos d’un cas de la précédente présentation clinique.

Ce texte, travaillé avec l’aide d’un enseignant-tuteur, sera archivé par l’Antenne clinique et témoignera du travail accompli par les participants.

 

CONVERSATION AVEC UN ENFANT

 

Cette conversation aura lieu entre un psychanalyste de l’Ecole de la Cause Freudienne et un enfant ou adolescent, dans l’enceinte du DIME Massé Trévidy de Morlaix, institution dont la pratique est orientée par la psychanalyse.

Il s’agira de repérer, à partir des dires d’un enfant ou d’un adolescent, ce qui pour lui fait impasse mais surtout ébauche de construction. Les intervenants du DIME et du DITEP présenteront, avant la séance, un court texte faisant état des points de butée rencontrés dans le travail avec l’enfant. La conversation, les paroles échangées entre un psychanalyste et un enfant accueilli en institution donnent une chance de repérer ce qui, chez cet enfant, constitue un impossible à supporter et ce qui, chez les intervenants de l’institution, peut permettre l’élaboration de la position requise pour se faire partenaires des inventions du sujet.

Elle se déroulera le samedi 14 octobre 2023 de 10h à 12h30 à la Fondation Massé Trévidy, route de Paris, 29610 Plouigneau.

La participation à cette conversation est ouverte à tous les inscrits de l’Antenne.

Le nombre de participants en sera limité et les inscriptions se feront en prenant contact avec Laurence Metz, laurence.metz.k@gmail.com

entretiens sur la pratique

ENTRETIENS SUR LA PRATIQUE

 

Sans la clinique psychanalytique, c’est-à-dire sans la clinique produite par le dispositif analytique (conditionné par le désir de l’analyste), la théorie psychanalytique ne serait qu’une théorie parmi d’autres, sans possibilité de réelle mise à l’épreuve ; sans théorie et sans la rigueur éthique qui la conditionne, la pratique analytique, dit Lacan, « ne saurait être que psychothérapie ». Sans l’expérience clinique, pas de transmission de la psychanalyse. Dans son enseignement, Lacan ne perd jamais de vue la clinique : qu’il nous livre des cas de sa pratique ou qu’il commente la clinique de Freud et des analystes Postfreudiens, c’est le plus souvent sous l’angle de la clinique qu’il aborde la littérature psychanalytique.

Il ne s’agira pas ici de rendre compte d’une pratique analytique mais, plus modestement, d’exposer les questionnements que chaque participant fait surgir de sa propre pratique (qu’il s’agisse de psychothérapie, de rééducation, etc.), pour les éclairer du point de vue qui est le nôtre : dégager la structure du cas, l’interprétation éventuelle, les effets attendus. 

Les participants seront divisés en trois groupes, ce qui sera plus propice aux échanges et permettra un plus grand nombre d’exposés.

Les présentations peuvent être élaborées avec l’aide d’un enseignant-tuteur ; elles lui seront adressées de manière préalable et seront soumises à l’échange verbal. Elles feront par la suite l’objet d’un travail écrit avec l’aide d’un enseignant et le texte sera présenté et discuté lors des sessions.

Lors de quelques sessions, il sera proposé aux participants d’écrire un cas clinique qui sera commenté par un autre participant.

 

Cet enseignement m'intéresse , je m'inscris à la  session 2023 

tarifs

Coût de la formation :

- Au titre de la formation permanente : 500€

- A titre individuel 250€

- Étudiants (moins de 26 ans)  et chômeurs 125€